
Le quartier des Halles concentre des défis urbains d’une rare intensité : sécurité, hyper-densité, propreté, mobilités, nuisances sonores, pression immobilière touristique, etc. Dans la perspective des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, l’ADRAQH a souhaité placer les enjeux du quartier au cœur du débat démocratique. L’association a donc soumis un questionnaire en ligne de 26 questions précises aux principales têtes de liste déclarées à Paris Centre : « Municipales 2026 : quel avenir pour le quartier des Halles ? ».
Six candidats ont répondu à notre appel – par ordre alphabétique :
- Sébastien BONNET (liste « Retrouvons Paris Centre » – RN) – voir le verbatim de ses réponses.
- Martine FIGUÉROA (liste « PARIS CENTRE APAISÉ AVEC MARTINE FIGUÉROA » – Horizons, Renaissance) – voir le verbatim de ses réponses.
- Cédric PANIZZI (liste « LE NOUVEAU PARIS POPULAIRE CENTRE » – La France insoumise) – voir le verbatim de ses réponses.
- Rebecca SIROIS (liste « Sarah Knafo pour Paris – Une ville heureuse » – Reconquête) – voir le verbatim de ses réponses.
- Aurélien VÉRON (liste « Changer Paris Centre avec Aurélien VÉRON et Rachida Dati » – Les Républicains, UDI, MoDem) – voir le verbatim de ses réponses.
- Ariel WEIL (liste « Paris Centre est à vous ! Avec Ariel WEIL et Emmanuel Grégoire L’Union de la gauche et des écologistes » – Parti socialiste, Les Écologistes, Parti communiste, Place publique) – voir le verbatim de ses réponses.
Vous trouverez ici le verbatim de toutes les réponses au format Excel et ci-après une brève analyse comparative de leur vision et de leurs engagements pour les six prochaines années.
1. Sécurité, tranquillité publique et attroupements
La gestion des attroupements, du trafic de stupéfiants et des vols avec violence, particulièrement autour de la Canopée et du jardin Nelson Mandela, constitue le premier point d’attention. L’engagement de déployer une unité de police municipale 24h/24 fait l’unanimité. Les doctrines d’intervention et les moyens alloués présentent toutefois des divergences.
Aurélien VÉRON prône une politique de « tolérance zéro » appliquée avec ténacité pendant plusieurs mois. Il s’appuie sur le renforcement de la vidéoprotection intelligente et l’optimisation des forces de l’ordre, avec l’armement létal de la police municipale, pour poursuivre systématiquement les consommateurs et les éloigner du quartier.
Martine FIGUÉROA s’engage elle aussi à doter la police municipale d’armes létales pour en faire une police « de plein exercice« . Elle propose la création d’une Brigade Canine d’Intervention (BCI) dotée de 50 chiens pour cibler la criminalité. Sur le plan technologique, elle soutient le déploiement de l’Intelligence Artificielle (vidéoprotection algorithmique) pour détecter automatiquement les situations à risque, sur le modèle de grandes métropoles internationales.
Rebecca SIROIS propose une saturation sécuritaire de l’espace. Outre une police municipale armée, elle prévoit l’intervention d’agents de sécurité privés armés et la présence de militaires (Vigipirate). Elle souhaite créer un centre « Sentinelles des Halles » exploitant des caméras intelligentes, du bornage géolocalisé, et un éclairage bioluminescent adaptatif s’intensifiant lors de mouvements anormaux. Elle prévoit également la suppression des recoins architecturaux favorisant les trafics.
Sébastien BONNET refuse la « politique de l’excuse » et préconise le déploiement de caméras dotées d’IA à l’entrée de tous les bâtiments publics. Il souhaite renforcer l’éclairage public, installer des dispositifs anti-intrusion et multiplier les patrouilles de police visibles et dissuasives de jour comme de nuit.
Ariel WEIL s’appuie sur la complémentarité avec la police nationale. Il souligne l’efficacité de la nouvelle cellule spéciale de la Préfecture de Police (seule autorité compétente pour les expulsions), indiquant que ses demandes ont récemment abouti à une dizaine de mesures d’éloignement de trafiquants. Contre les attroupements festifs ou commerciaux non autorisés, il propose l’imposition d’un « forfait post-événement » dissuasif.
Cédric PANIZZI se démarque en s’opposant fermement aux technologies biométriques, qualifiant les caméras intelligentes de « liberticides » et exigeant l’interdiction de la reconnaissance faciale. Il privilégie une doctrine de « désescalade » basée sur la médiation humaine, couplée à une reconfiguration micro-urbaine (suppression des abris favorisant les trafics, amélioration de la visibilité).
2. Droit au sommeil, nuisances sonores et terrasses
La sur-occupation de l’espace public par les terrasses (notamment place de la Grande Truanderie, rue de la Ferronnerie et rue des Lombards) et les nuisances nocturnes divisent les candidats sur le recours à la sanction automatique ou à la médiation.
Martine FIGUÉROA annonce un « bouclier anti-bruit » reposant sur le déploiement de 300 capteurs acoustiques (« méduses ») à Paris et la création d’un permis à points pour les bars. Elle prévoit de dédier une brigade spécifique de la police municipale à la lutte contre les nuisances sonores et au contrôle des surfaces exploitées.
Aurélien VÉRON estime que l’espace pris par les terrasses n’est plus vivable. Il s’engage à réduire significativement leur emprise (particulièrement sur la Petite et Grande Truanderie) et à exiger la présence d’un sonomètre permanent dans les établissements ouverts tard la nuit, avec une stricte contrainte sonore applicable dès 22h.
Rebecca SIROIS propose l’installation de capteurs sonores en continu déclenchant automatiquement une intervention de la police municipale armée en cas de dépassement prolongé. Elle annonce la fermeture anticipée des terrasses dans les rues étroites, le retrait des extensions issues de la période Covid, et l’obligation pour les établissements de signer une charte locale.
Ariel WEIL privilégie la voie réglementaire locale. Il promet de lancer une consultation associant commerçants et riverains afin de mettre en place un règlement des terrasses spécifique au secteur de la Grande Truanderie et des Halles, assumant qu’il sera plus strict que le règlement général parisien.
Cédric PANIZZI annonce un plan « droit au sommeil » incluant une brigade municipale du bruit déployable en soirée. Il exige un principe de « zéro débordement » avec une emprise matérialisée au sol, assorti de retraits d’autorisations en cas de récidive, tout en maintenant une logique de conciliation préalable.Sébastien BONNET écarte la verbalisation automatique, refusant de sanctionner « pour un décibel dépassé ou pour quelques centimètres de dépassement« . Il privilégie une politique d’apaisement par la création d’une cellule anti-conflits de voisinage et l’organisation de réunions publiques entre riverains et commerçants.
3. Mobilités : Zone à Trafic Limité (ZTL) et plan de circulation
La mise en place de la Zone à trafic limité (ZTL) fin 2024 et ses répercussions sur l’accessibilité du quartier pour les professionnels et les visiteurs constituent une ligne de fracture.
Ariel WEIL défend le bilan de la ZTL, rappelant que le trafic de destination y demeure autorisé. Face aux difficultés administratives rencontrées par certains artisans pour obtenir leur dérogation, il annonce un audit et une assistance municipale pour simplifier la démarche. Il souligne que la ZTL est encore en phase pédagogique et revendique un désencombrement global de l’espace public.
Cédric PANIZZI approuve l’objectif de limitation du transit de la ZTL mais en fustige l’illisibilité actuelle, source de congestion sur les axes de délestage. Pour éviter la désertification technique, il exige la création d’un guichet ZTL physique à Paris Centre et l’instauration d’un véritable « Pass Pro » garantissant des places de livraisons sanctuarisées.
Aurélien VÉRON s’engage à abroger l’expérimentation de la ZTL, qu’il juge « mal pensée, inapplicable et inappliquée« , constatant qu’elle dissuade les artisans sans réduire suffisamment le transit. Il propose de rétablir le bon sens dans les plans de circulation en supprimant les inversions absurdes (plans « en marguerite ») et de créer de nouveaux emplacements de livraison utilisables par les visiteurs en soirée et le dimanche.
Martine FIGUÉROA rejette la ZTL et la piétonnisation totale au profit d’une « piétonnisation intelligente par îlots« , expérimentée et concertée. Elle s’engage à maintenir systématiquement des places de stationnement et des accès fluides pour les professionnels, proposant un contrôle d’accès par bornes automatiques avec badge. Pour fluidifier le trafic, elle annonce l’ajout d’une voie dédiée aux bus sur la rue de Rivoli.
Sébastien BONNET s’oppose à la gratuité totale du stationnement pour préserver les finances de la Ville, mais se déclare favorable à la gratuité des deux premières heures pour les visiteurs. Il se montre ouvert à l’étude d’un Pass Pro pour les artisans.Rebecca SIROIS propose un assouplissement tarifaire massif : la gratuité de la première heure de stationnement pour tous (suivie d’un tarif de 5 euros l’heure). Elle annonce également la création immédiate d’un « Pass Pro Paris » pour garantir la gratuité aux livreurs et professionnels motorisés, ainsi que la réouverture partielle des voies sur berges (voie Georges Pompidou).
4. Avenir des tunnels et des infrastructures souterraines
Les tunnels routiers désaffectés ou sous-utilisés qui sillonnent le sous-sol des Halles cristallisent des visions opposées de l’aménagement urbain, entre transformation radicale, sanctuarisation logistique ou impératif sécuritaire.
Ariel WEIL confirme son intention de fermer définitivement à la circulation publique les entrées et sorties des tunnels routiers. Son projet est de transformer ces vastes souterrains vides et les parkings sous-occupés en un grand centre dédié au sport et à la culture (incluant bagagerie et bains-douches), accessible aux familles et aux associations.
Martine FIGUÉROA s’oppose frontalement au projet de l’exécutif sortant, affirmant qu’il ne faut pas « enterrer les pratiques sportives« . Elle dénonce le coût d’un tel projet pharaonique. Sa priorité est strictement sécuritaire : elle exige l’évacuation complète du tunnel des Halles pour mettre fin aux trafics, la fermeture des accès non essentiels, et l’installation d’une vidéoprotection renforcée.
Aurélien VÉRON alerte sur la vocation première de ces infrastructures. Il maintient que l’ouverture du tunnel Turbigo est une condition technique indispensable pour la desserte logistique du centre commercial souterrain (Westfield) et l’exploitation de la station RER. Il propose de sécuriser cet axe en plaçant un vigile permanent à l’entrée du tunnel et en renforçant la surveillance des issues de secours.
Rebecca SIROIS aborde les souterrains sous le seul prisme de l’éradication de la toxicomanie, annonçant son intention de vider intégralement le tunnel de la présence des populations vulnérables et des consommateurs de crack pour en reprendre le contrôle.
Cédric PANIZZI et Sébastien BONNET n’ont pas détaillé de projets structurels spécifiques pour le devenir architectural des tunnels dans leurs réponses, axant leurs priorités sur l’espace de surface.
5. Urbanisme, végétalisation et climat
L’adaptation du secteur minéral des Halles aux épisodes caniculaires nécessite de concilier la demande de nature en ville avec des contraintes techniques exceptionnelles, notamment la présence du hub RER interdisant souvent la pleine terre.
Ariel WEIL intègre la végétalisation dans son grand projet « Halles 2030 ». Il prévoit de créer un grand jardin et un plateau piétonnier de la rue Étienne Marcel jusqu’à la rue Montmartre. Sur la rue de Rivoli, il propose d’élargir les trottoirs pour planter là où les réseaux souterrains le permettent, tout en préservant les pistes cyclables.
Martine FIGUÉROA ambitionne de créer 1 000 « rues apaisées » à Paris (dont 100 à Paris Centre) en utilisant de nouveaux bitumes anti-bruit et anti-îlots de chaleur. Constatant que les récents travaux du jardin Nelson Mandela n’ont pas permis de rafraîchir la zone cet été, elle propose de réaménager et de repaysager l’intégralité du parc en surface.
Aurélien VÉRON et Cédric PANIZZI défendent une ligne pragmatique stricte : ils s’engagent à planter des arbres en pleine terre ou à désimperméabiliser les sols uniquement lorsque la technique et le patrimoine (ABF) le permettent. Ils expriment tous deux de fortes réserves sur la multiplication des bacs et jardinières hors-sol, jugés coûteux en entretien et rapidement dégradés. Cédric PANIZZI insiste pour que la végétalisation de l’axe Rivoli ne se fasse pas au détriment de la vitesse des bus ou de l’accès des secours.
Sébastien BONNET soutient l’idée d’un grand plan de végétalisation, mais souligne que l’état des finances de la Ville de Paris limitera les investissements immédiats. Pour contourner l’impossibilité de planter au sol, il suggère le déploiement de murs végétaux.
Rebecca SIROIS s’appuie sur le projet prospectif « Rivoli 2030 » pour la voirie. Concernant les Halles, elle propose une vision d’urbanisme curatif audacieuse : la création d’un jardin botanique urbain composé de grandes serres tropicales fermées à l’anglaise. Ces structures offriraient repos et fraîcheur aux passants sous la supervision de la police municipale pour empêcher les squats.
6. Propreté, nettoiement et dératisation
L’entretien de l’espace public dans le quartier des Halles (nettoyage des souillures, gestion des déchets, lavage des sols) et la lutte contre l’omniprésence des rongeurs sont traités par les candidats comme deux problématiques indissociables. Si le constat d’une saturation de l’espace public et d’un besoin d’hygiène renforcée fait l’unanimité, les modèles de gestion (public / privé) et les méthodes curatives divisent les candidats.
Martine FIGUÉROA lie directement la prolifération des rongeurs à la politique globale de nettoiement. Pour gagner en efficacité face à l’amoncellement des déchets, elle prône la privatisation complète de la collecte et du nettoyage des rues. Elle annonce la création d’une zone de « propreté renforcée » aux Halles, impliquant des ramassages plus fréquents et le déploiement massif de poubelles anti-rats.
Cédric PANIZZI défend à l’inverse le maintien d’une gestion publique, mais exige une intensification des interventions du service municipal d’action de salubrité et d’hygiène (SMASH). Son « Plan propreté renforcé » cible le triptyque collecte, lavage à grande eau et éradication des points noirs, avec la publication d’indicateurs mensuels. Pour lui, la dératisation passe avant tout par la gestion de la cause racine : l’élimination des déchets (corbeilles débordantes, dépôts sauvages) et la fermeture des sources alimentaires.
Rebecca SIROIS détaille un plan d’action d’hygiène urbaine incluant l’augmentation de la fréquence de ramassage des poubelles (notamment aux heures de pointe) et des nettoyages approfondis réguliers (incluant le lavage des sols et des recoins). Elle prévoit des contrôles stricts auprès des commerces de bouche concernant la gestion de leurs conteneurs. Pour la dératisation, elle propose un plan hybride : sanctuarisation des aires de jeux (grillages enterrés), pièges connectés, utilisation de glace carbonique pour asphyxier les terriers, et introduction encadrée de grands chats (Persans, Maine Coons) à visée dissuasive.
Sébastien BONNET souligne que la propreté doit redevenir une priorité absolue, estimant que la délégation actuelle de services publics ne donne pas satisfaction. Il préconise une intensification du nettoyage et de la collecte des déchets en coordination étroite avec les commerçants, couplée à un renforcement classique des campagnes de dératisation.
Aurélien VÉRON souhaite revoir l’ensemble du dispositif urbain en commençant par une exigence de propreté renforcée pour rendre le quartier vivable. Sur le volet sanitaire, il fixe un objectif chiffré : réduire la population de rats de moitié en un an via des opérations intensives de dératisation et des campagnes de stérilisation.
Ariel WEIL aborde la problématique sanitaire sous l’angle de la prévention des espaces végétalisés. Pour lutter contre les rongeurs, il propose de généraliser l’installation de filets anti-rats en sous-sol dans les espaces plantés, dont l’objectif est d’empêcher physiquement les nuisibles d’accéder à la surface et aux sources de nourriture laissées sur l’espace public.
7. Logement : location meublée touristique
La lutte contre la professionnalisation des locations de courte durée est un objectif consensuel pour endiguer la perte d’habitants permanents et l’inflation immobilière, bien que les instruments de régulation diffèrent.
Aurélien VÉRON et Sébastien BONNET refusent de remettre en cause la limite légale des 90 jours, considérant qu’elle permet à de nombreux actifs et retraités de compléter leurs revenus pour continuer à vivre à Paris. Aurélien VÉRON cible exclusivement la fraude institutionnelle en proposant de doubler les effectifs de contrôleurs municipaux pour sanctionner les grosses foncières. Il suggère également d’encourager le bail mobilité (étudiants, chercheurs) avec des incitations compensatoires.
Martine FIGUÉROA juge la situation critique (1 appartement sur 7 aux Halles sur Airbnb) et demande une évolution législative pour abaisser la limite de location des résidences principales de 90 jours à 30 jours par an. Elle compte utiliser le web-scrapping (IA) pour traquer la fraude et proposer des incitations pour remettre les biens sur le marché classique.
Cédric PANIZZI fait du logement la clé pour transformer les Halles en un quartier réellement « habité« . Il préconise une judiciarisation ciblée, un contrôle renforcé avec l’aide des copropriétés, et la mise en place d’un moratoire institutionnel sur l’offre touristique.
Ariel WEIL s’appuie sur la politique menée depuis plusieurs années : le refus systématique d’accorder des changements d’usage commercial. Selon lui, cette doctrine empêche la création de nouveaux meublés touristiques non contrôlés, stabilisant ainsi le marché malgré l’inertie de l’État.
Rebecca SIROIS rejoint cette approche administrative stricte en proposant un gel complet des autorisations temporaires, le maintien des refus de changements d’usage et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public.
8. Démocratie locale et gouvernance
La fusion des quatre anciens arrondissements centraux a modifié la relation entre les administrés et la mairie, générant chez de nombreux riverains du 1er arrondissement un sentiment de centralisation et d’éloignement des services publics.
Ariel WEIL reconnaît que le changement d’usage de l’ancienne mairie du 1er arrondissement a pu donner ce sentiment d’éloignement, bien qu’il défende la pertinence de la fusion pour le pilotage des services publics (propreté, voirie). En réponse, il annonce la recréation de permanences d’élus locaux et de services publics dans toutes les anciennes mairies d’arrondissement dès l’année prochaine.
Aurélien VÉRON s’engage de manière très ciblée à ouvrir une antenne d’état civil dans l’ex-mairie du 1er arrondissement pour rétablir un point de contact de proximité.
Martine FIGUÉROA s’engage à nommer, dès sa prise de fonction, un Maire-adjoint spécifiquement responsable de chaque ancien arrondissement. Elle souhaite réinvestir les anciennes mairies (dont celle du 1er) en y rétablissant des permanences administratives en semaine, la possibilité d’y célébrer des mariages, et l’installation d’antennes de la police municipale.
Cédric PANIZZI refuse de perdre la mandature dans une bataille institutionnelle pour défaire la fusion. Il privilégie une solution de proximité immédiate en projetant l’ouverture d’une « antenne de services municipaux » (accueil, médiation) au plus près des habitants, au cœur même du quartier des Halles, associée à des permanences régulières d’élus.
Rebecca SIROIS propose une gouvernance hyper-locale s’appuyant sur des guichets mobiles pour l’état civil, des référents élus par micro-quartier, et l’élargissement des pouvoirs des conseils de quartier, dotés d’un budget participatif spécifiquement fléché sur les Halles.
Sébastien BONNET fait appel à l’engagement humain des élus, déplorant leur absence trop fréquente sur le terrain. Il prône une présence systématique aux conseils de quartier et une réelle coopération citoyenne.
Différentes visions pour un même territoire : le choix de la gestion urbaine
L’analyse des réponses au questionnaire de l’ADRAQH révèle la complexité d’administrer un territoire aussi singulier que le quartier des Halles. Il n’existe pas de solutions simples à des problématiques systémiques et complexes telles que la régulation des flux, la pression immobilière touristique ou l’insécurité chronique, mais il existe des choix de gestion urbaine.
Les réponses au questionnaire mettent en lumière différentes logiques d’aménagement et de gouvernance pour les six années à venir. D’aucuns privilégient la transformation des infrastructures, la régulation par la piétonnisation et la concertation administrative locale, assumant de modifier les usages pour contraindre les nuisances. D’autres prônent la réouverture ciblée des accès pour préserver le tissu économique et artisanal, couplée à un renforcement de l’arsenal sécuritaire et technologique pour garantir l’ordre public.
Ces réponses sont désormais autant d’engagements pris devant les électeurs du quartier des Halles. Quelle que soit l’équipe municipale élue au soir du 22 mars 2026, l’ADRAQH se saisira de ces propositions pour suivre tout au long de la mandature la tenue des promesses de campagne. L’association demeurera un interlocuteur exigeant, garante des intérêts des riverains et de l’équilibre du quartier.
L’avenir du quartier des Halles appartient maintenant à ses électeurs : le dimanche 15 mars, qu’ils s’expriment et qu’ils aillent voter pour le candidat de leur choix.

